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source : http://www.teheran.ir/spip.php?article16
Cette histoire écrite par Sâdegh Hedâyat est l’une de plus courtes de la littérature persane contemporaine. Rédigée à la veille du retour du poète de Paris, elle est considérée comme l’une de ses œuvres de prédilection.
L’histoire
Le personnage principal - Mehrdâd - est un jeune garçon timide, soumis, chaste, humble et triste qui est né à Téhéran. Il appartient à une famille cultivée mais la vie familiale, basée sur des conventions oppressantes, ne lui convient pas. Il s’en écarte très jeune par de petites touches personnelles. Il préfère la lecture aux réunions amicales, et tend à s’isoler dans le monde fantastique et fermé de ses rêves. Son entourage le considère comme un raté. Il n’est pas plus attiré par les films, n’assiste jamais aux représentations des pièces d’avant-garde, et ne visite aucune galerie ou musée.
Il se rend par la suite en France pour y poursuivre ses études à l’internat du lycée Louar. Cependant, lors de son arrivée en France, sa déception est grande : lui qui rêvait de Paris comme de la cité des lumières se retrouve soudain dans une petite école mortellement triste, en classe élémentaire de français.
Il mène donc une vie de simple étudiant naïf et quelque peu dandy, sans connaître les folies de cette époque à Paris. La dépression le guette et pourtant, c’est aussi la première fois qu’il se sent vraiment libre, indépendant, loin des tourments familiaux, et capable de se pencher sur lui-même en profondeur.
Il aime flâner seul au bord de la Seine dans les rues et observer un monde qui ne ressemble pas au sien. Un jour, il remarque une statuette en porcelaine dans la vitrine d’un magasin. Ses cheveux blonds, ses longs cils, ainsi que les courbes sinueuses de son corps lui plaisent. Ses grands yeux brillants semblant fixer Mehrdâd invitent ce dernier à l’acheter.
C’est alors qu’au lieu de s’intéresser à Derakhshandeh - sa fiancée -, il s’éprend de ce mannequin en porcelaine qui lui semble incarner l’archétype de la femme désirable et désirée. Il rentre en Iran en mettant soigneusement la poupée dans sa valise. Il possède maintenant un corps auquel il donne une beauté unique : il le pare de vêtements, passe à ses doigts des bagues de pierres précieuses, orne son cou de longs colliers... Il la place derrière un rideau. De là, sa beauté virginale ressemble à celle de Derakhshandeh. Il décide donc de la baptiser du nom de cette dernière.
En rentant chez lui, il boit chaque nuit, et son cœur s’enflamme pour ce corps qu’il doit parfois toucher pour s’assurer s’il est vraiment de porcelaine ou de chair. Il achète également un revolver, résigné à tuer ce corps s’il en venait un jour à prendre vie. Il lui parle, le serre contre lui et croit sentir la douceur de sa peau.
Derakhshandeh, avide d’attention et espérant prendre la place de la poupée, décide un jour de se maquiller comme elle. Mehrdâd, dans son ivresse, sent la tiédeur de ses lèvres. Frappé de stupeur, plein d’une panique mêlée d’horreur, il prend son arme et tire dans le corps de celle-ci.
Une interprétation, ici

| Lô : Alors ? | Mayenne : C'est confortable. ..mais t'est sûre que tu connais not' tailles ? |
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